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Vient de sortir en librairie

Philippe Chalmin

"Crises 1929, 1974, 2008 Histoire et espérances"
2013

François Bourin éditeur

26 octobre

             La nuit a été longue à Bruxelles et l’on sentait quelque épuisement lors de la conférence de presse finale tenue vers quatre heures du matin pour annoncer que le sommet européen avait trouvé une solution aux multiples problèmes provoqués par la crise grecque. Bien sûr, les esprits chagrins ne manqueront pas de dire « trop peu, trop tard ». Ils ont bien sûr raison, mais le temps européen se doit d’être un temps long… D’autres ont mis en garde contre la présence de la Chine parmi les « sauveteurs » de l’Europe y voyant une perte de souveraineté ce en quoi ils se trompent, la Chine ayant tout intérêt à la stabilité de la zone euro.

             L’essentiel en tout cas semble acquis : le FESF voit sa capacité financière fortement augmentée ; les Grecs font quand même défaut sur la moitié de leurs dettes ; rien n’empêche la BCE d’acheter des dettes souveraines d’états membres ; les banques vont devoir être recapitalisées… Il manque quand même une construction institutionnelle un peu plus ambitieuse. L’accord est technique, mais il lui manque un peu de génie politique. Cela viendra certainement : pour l’instant le couple Sarkozy/Merkel a bien fonctionné même si la chancelière fait preuve d’une plus grande retenue. Il est vrai qu’elle a plus de chance de conserver son poste en 2012 qu’un Nicolas Sarkozy condamné au grand écart. Son parcours européen est en tous cas exemplaire. Mais cela suffira-t-il pour les électeurs français ?

 

27 octobre

             À Assise, Benoît XVI a réuni les représentants de presque toutes les spiritualités de la planète. Il s’inscrit ainsi dans la tradition de son prédécesseur Jean-Paul II même s’il n’y a pas eu de prière commune. Par contre, Benoît XVI a élargi son invitation à des non-croyants représentés par quatre philosophes dont la française Julia Kristeva (auteur d’un livre remarquable sur Thérèse d’Avila).

             En ce début du XXIe siècle, le fait religieux est à la fois incontournable et ignoré. La plupart des guerres sont de religion et en même temps l’idéal démocratique, offert à tous les pays au sortir de leurs guerres civiles, est un état laïc ne donnant guère de place à l’expression religieuse. Il y a bien sûr le cas de l’islam, la seule religion avec le judaïsme, qui envisage une théocratie. Et en Tunisie ou en Libye, on voit bien les risques que représente une montée de l’islamisme malgré la référence au « modèle » turc.

             Mais réunir ainsi toutes les spiritualités à Assise, là même où vécut François, probablement le saint catholique le plus « universel », est un beau symbole et au-delà du symbole un acte d’Espérance dans une humanité qui reste toujours à la recherche de l’équilibre entre foi et raison.

 

31 octobre

             La Grèce a beau avoir « inventé » la démocratie (une belle idée reçue), personne n’imaginait que Georges Papandreou allait conditionner l’accord grec au sauvetage du pays et à son maintien dans la zone euro, à un referendum !

             Voilà l’Europe à nouveau paralysée et Papandreou se défaussant sur ses concitoyens d’une décision dont ils seront quand même les premières victimes. On se retrouve là dans la même situation qu’avec l’Islande dont les citoyens avaient refusé l’accord de sauvetage mis en place avec des banques anglo-saxonnes. Le problème est qu’à la différence de l’Islande, la Grèce fait partie de la zone euro.

             Sur le principe du referendum, on peut comprendre la décision de Papandreou qui est confronté à une situation bloquée, à une contestation croissante et à la mauvaise foi de nombre de ses partenaires politiques. On ne peut imposer l’accord de Bruxelles à un peuple rétif et surtout conscient des inégalités de traitement dont continuent à bénéficier les plus riches tout comme l’Église.

             Dès lors, la question posée devrait bien être celle du souhait des Grecs de rester dans la zone euro en sachant ce que cela représentera en termes de rigueur dans les années à venir. À une question « intelligente », la patrie de la démocratie devrait pouvoir répondre. Quitte ensuite à se débarrasser enfin de sa classe politique…